L’ascension du marché du snacking !
Sandwichs, burgers, pizzas, sushis, bagels, tacos… l’offre de snacking se multiplie et les Français craquent de plus en plus, et plus uniquement au déjeuner ou au dîner. Pour la première fois, la restauration rapide pèse plus lourd que la restauration à table !
Aujourd’hui, le snacking est la principale manière de s’alimenter hors domicile et représente 59 % des déjeuners et dîners pris hors domicile sur une semaine classique. Le snacking s’inscrit durablement dans les habitudes alimentaires et métamorphose le paysage de la restauration.
Les acteurs du marché du snacking
Lieux d’achat et de consommation du snacking :
- en restauration rapide sur place 25%
- en restauration rapide à emporter 20%
- en boulangerie-pâtisserie 13%
- en hyper et supermarché 13%
- en restauration à table 8%
- à domicile après achat d’un déjeuner acheté dans un commerce/restaurant 8%
- dans une supérette ou épicerie de proximité 5%
- en livraison 5%
La restauration rapide
Le marché du snacking compte 94 000 points de vente .
En 2018, le marché en pleine ébullition du snacking a pour acteur principal la restauration rapide qui représente en France 41 000 établissements et pèse 19 milliards d’euros : en passant de 24 000 établissements en 2007 à 41 000 en 2018, et de 7,3 à 19 milliards d’euros de chiffre d’affaires, la restauration rapide a explosé en une décennie (+ 70 % et + 160 % en valeur).
Le snacking, via la restauration rapide, séduit et grapille des parts de marché au détriment de la restauration classique à table. Il y a aujourd’hui près de 2 fois plus d’enseignes de restauration rapide en France qu’en 2007 ! Sur une même période donnée, la restauration à table n’a pas évolué en nombre d’unités, avec un potentiel de 104 000 établissements en 2019. Une évolution qui stagne depuis plus de 20 ans.
Les chaînes des restauration rapide représentent 27 % des établissements et réalisent 68 % du chiffre d’affaires.
La boulangerie
La boulangerie constitue un autre acteur de taille : on compte 29 600 boulangeries françaises avec un chiffre d’affaires de 11,2 milliards d’euros en 2018, en progression de plus de 31 % sur les 10 dernières années. Cependant, sur la même période, le nombre d’établissements a diminué de 5,7 %.
Dans ce secteur, les chaînes de boulangeries représentent 8,8 % des établissements et 4,4 % du chiffre d’affaires.
Les consommateurs aiment le snacking
La restauration rapide bénéficie d’une appréciation positive à 74 % par les consommateurs qui lui attribuent une notre de 3,9/5. Cette appréciation est influencée par l’accueil, le temps d’attente, le concept et la qualité des ingrédients.
Pour la pizza qui recueille 76 % d’impressions positives, les consommateurs apprécient la pâte façonnée à l’italienne, les ingrédients frais, les produits cuits au feu de bois, en revanche le temps d’attente et le goût sont parfois des signaux de mécontentement.
Pour le burger (58 % d’impressions positives), le fait maison est un bon point alors que le temps d’attente, la température de service et la propreté sont reprochés.
Pour les salades, on plébiscite le concept, le côté sain et le choix mais on reproche le prix, le temps d’attente et les petites quantités.
Une présence très urbaine
Le marché du snacking est loin d’être arrivé à maturité. La France compte ainsi 1,5 point de vente de snacking pour 1.000 habitants, et 0,17 au km2. Mais cette moyenne cache de fortes disparités : si Paris figure, sans surprise, en tête des ville ayant le plus d’enseignes snacking, avec 88 points de vente au au km², l’écart est colossal avec les suivants : Lyon (31 points de vente/km²), Lille (18 points de vente/km²), Bordeaux (17 points de vente/km²) et Nice (14 points de vente/km²).
Ces densités sont un vrai indicateur des habitudes de consommation au niveau local. Pour l’instant, on constate une présence urbaine du snacking très significative au sein des hyper centres français. A terme, la vague du snacking va tout emporter sur son passage.
La région Nouvelle-Aquitaine n’est pas en reste puisque dans le classement en nombre de points de vente pour 1000 habitants, Bordeaux se classe en première position et Limoges en 6éme !
Une offre extra large
De trois principales spécialités il y a dix ans, le snacking offre aujourd’hui une cinquantaine de références comme les tacos, bagel, bao burger, kalamaki, banh mi, bagnat, suédois, onigri…
Un développement possible grâce à un secteur ultra dynamique en perpétuel renouvellement composé d’acteurs innovants et inspirants.
Les thèmes de restauration rapide :
– sandwich & snacks 43 %
– pizza 19 %
– burger 13 %
– ethnique 9%
– kebab 7 %
– italien 3 %
– cafés/pâtisseries 3 %
– healthy (sain) 2 %
– glace 2 %
Top 3 du snacking
Sandwich
41 % (48 % chez les 18-24 ans)
Burger
34 % (46 % chez les 18-24 ans)
Salade
28 % (32 % chez les 25-34 ans)
Les consommateurs du snacking
%
18-34 ans
%
35-49 ans
%
50-64 ans
%
plus de 65 ans
Les moments de consommation
60 % des consommateurs français se rendent au moins une fois dans un lieu dédié au snacking durant la semaine (que ce soit le midi ou le soir). Le snackeur est fidèle à ses habitudes de consommation et se rend en moyenne 5 fois par semaine dans une enseigne snacking le midi (cela représente un marché de 140 millions de déjeuners par semaine !) pour une dépense moyenne de 9,70 €.
Il y a encore 5 ans, le snacking se concentrait sur 2 principaux instants de consommation : le déjeuner et le dîner dans une moindre mesure. Aujourd’hui, on dénombre 6 instants de consommation grignotés par le snacking : le petit déjeuner, la pause-café, le déjeuner, le goûter, le dîner et la collation du soir.
Le snacking du midi concerne 57 % des consommateurs, et séduit principalement les jeunes de 18-34 ans à 80 % et 68 % des 35-49 ans.
Les autres instants de consommation ne sont pas en reste comme le petit déjeuner (19 %), le goûter (15 %) et le dîner (20 %).
Phénomène plus récent, le snacking représente 7 % des dîners pris sur une semaine avec une fréquence moyenne de 2 fois par semaine, représentant l’équivalent de plus de 24 millions de dîners par semaine. Les principaux acteurs du snacking dinatoire restent la restauration rapide (sur place ou à emporter) et la livraison qui représentent près de 60% des dîners.
Près de 73 % optent pour la formule, ils sont 60 % à le faire le soir.
Les moyens de commande
%
auprès d'une personne sur le point de vente
%
sur une borne
%
par téléphone avant de venir la chercher
%
via une appli mobile
%
depuis un site internet
Le budget
48 €
Budget hebdomadaire dépensé hors domicile
snacking
80 % du budget hors domicile
Budget snacking hebdomadaire
Panier moyen :
boulangerie
supermarchés
restauration rapide
livraison
restauration à table à emporter
Le marché du snacking devient de plus en plus complexe et concurrentiel.
Les tendances émergentes du marché sont : plaisir, nutrition, innovation/créativité, écologie, convivial, unique.
La tendance est la premuimisation du marché (montée en gamme, recherche de la qualité) avec des cartes courtes mais de qualité. Les acteurs du marché qui veulent se positionner sur le haut de gamme doivent proposer une offre originale, inventive, saine, naturelle, entre revalorisation du terroir et exotisme.

