Brasseries indépendantes en France : une croissance remarquable freinée par l’inflation

Juin 5, 2023 | Actualités de la filière, Articles gourmands

Les chiffres clés du Syndicat national des brasseries indépendantes (SNBI) font état de 2 400 brasseries indépendantes en France en septembre 2022, ce qui place le pays au 1er rang européen. 99 % sont artisanales. Elles produisent en moyenne 750 hL chacune et réalisent un chiffre d’affaires de 680 M€. Leur activité occupe 6 800 emplois directs, soit 80 % des emplois de la filière brassicole.
6,5 brasseries et 18 emplois sont créés chaque semaine.

99 % des brasseries indépendantes produisent des bières de fermentation haute, 33 % de fermentation basse et 30 % des bières bio.

Les bières sont distribuées essentiellement en vente directe (75 %), dans des commerces locaux (65 %) ou chez des cavistes (60 %). 11 % exportent leurs produits et 23 % vendent en ligne.

Les 3 régions comportant le plus de brasseries indépendantes sont l’Auvergne-Rhône-Alpes (390), l’Occitanie (260) et la Nouvelle-Aquitaine (240).

Une nouvelle certification brasseur a été inscrite au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) depuis le 27 mars 2023 par France Compétences.

Confrontées à une situation économique inédite et complexe, les brasseries françaises subissent de plein fouet l’inflation. 1 brasserie sur 10 déclare envisager une fermeture définitive cette année, comme le révèle la nouvelle enquête réalisée par Brasseurs de France et la CPME.
Face à un marché complexe en ce début d’année 2023 (entre -3% et -5% pour le 1er trimestre 2023, par rapport à 2022), les brasseurs doivent faire face à une hausse de leur coût de revient. Ainsi, selon l’enquête, la hausse des prix de revient peut aller jusqu’à +50% et a minima 10% pour 2 entreprises sur 3.
30% des brasseries n’ont pas répercuté la hausse du prix de l’énergie sur leur prix de vente, et seulement 61% d’entre elles indiquent l’avoir répercutée partiellement.
Un manque à gagner qui pénalise leur trésorerie : 70% des dirigeants observent une baisse de leur trésorerie au 1er semestre 2023, par rapport au semestre précédent.
Au total, plus des 2/3 des brasseurs constatent que leur entreprise va plus mal au 1er semestre 2023 qu’au semestre précédent.1 brasserie sur 10 envisage aujourd’hui d’arrêter définitivement son activité. Ce sont les 6500 emplois du secteur brassicole artisanal et indépendant qui sont en jeu.

Plus d’infos : Presse – SNBI France (snbi-france.fr)

Cyrielle Farges
Author: Cyrielle Farges